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L’empathie, cette capacité à entendre la douleur

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Récemment sur Arte est passée une émission dédiée à l’empathie. C’était un reportage très intéressant soulignant la capacité de l’homme, du point de vue de la neuroscience, à entendre la douleur d’autrui.

On y voyait notamment un couple subir tour à tour de petites décharges, chacun des conjoints observant son âme sœur grimacer face à la douleur. Un chercheur expliquait ensuite comment l’empathie se manifestait dans le cerveau.

Une chose est certaine : cette capacité existe même si certains la développent de manière plus poussée.

Il semble alors intéressant de s’en servir à bon escient.

Face à la détresse humaine. Face à une personne en proie à une crise suicidaire. Face à quelqu’un qui souffre en silence sans oser demander de l’aide.

Pourquoi paraître insensible alors que nous nous sentons touchés ? Pourquoi passer notre chemin comme si cela n’avait pas d’importance ?

Soyons au contraire ces personnes relais, ces éclaireurs, détecteurs de mal-être, qui feront la différence ; car oui, cela constitue une vraie aide que montrer de l’empathie vis-à-vis d’une personne en souffrance.

Entendre la douleur, compatir, se mettre à la portée de l’autre, c’est déjà faire un pas vers lui. Cela lui montre qu’il n’est pas seul. Les personnes relais ont ce rôle clé que de provoquer un petit déclic, celui d’avoir envie de parler.

Car bien souvent, la personne plongée dans le mal-être se mure dans le silence, comme étouffée par la violence de son ressenti. C’est en le partageant avec des personnes en qui elle a confiance que petit à petit, la forteresse de détresse pourra se fissurer.

Une fois cette étape franchie, la personne relais pourra accompagner l’individu qui souffre vers une structure ou une association. Il s’agira ensuite d’effectuer un suivi pour tenter de faire évacuer le trop plein d’émotions négatives accumulées par la personne en proie au mal-être.

Etre une personne relais, c’est se poser en acteur de prévention. C’est aussi prendre de son temps pour écouter le malheur. Certes, cela demande une certaine force car la sensibilité est mise est rude épreuve. Comment rester de marbre face à un discours sombre ? Comment aider ?

Soyez cette personne relais. Cela constitue un premier pas pour guider l’autre vers un chemin où, on l’espère, de nouvelles perspectives plus lumineuses s’offriront à lui.

©Photo : Thinkstock